L'histoire du Carnaval
Les traditions du Carnaval
Le port du rouge, la ceinture fléchée, les épreuves physiques, l’Effigie de Bonhomme ou encore le petit Caribou sont autant de traditions qui remontent parfois aux origines du Carnaval de Québec, parfois même avant celui-ci…
Ceinture fléchée
La ceinture fléchée est demeurée présente dans la société québécoise grâce au Carnaval de Québec. Au XIXe siècle, cette ceinture servait à serrer les manteaux à la taille, afin d’empêcher le froid de s’y engouffrer. Elle soutenait aussi les reins au moment de l’effort.
Plusieurs croient que la technique du fléchée est d’origine autochtone, alors que c’est plutôt un mélange de deux méthodes. Le tressage provient des Amérindiens, tandis que le tissage est issu d’une technique canadienne-française. Cependant, le motif de base, qu’on appelle chevron, est universel.
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Pour faire la ceinture de Bonhomme il faut quelque 20 pieds de laine et que cela a pris plus de 90 heures pour tresser une telle ceinture?
La trompette
Pour mettre de l’ambiance, rien de mieux que ces longues trompettes rouges qui animent le parcours des Défilés du Carnaval de Québec! Alors vêtissez-vous de rouge, nouez votre ceinture fléchée et attachez votre tuque, parce qu’à Québec il est de tradition de fêter!
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La trompette du Carnaval peut produire jusqu’à 114 décibels?
Historique
La tradition de fêter de la fin janvier jusqu’à la mi-février ne date pas d’hier. À Québec, dans la Capitale mondiale de la neige, le premier grand carnaval d’hiver est lancé en 1894. Ainsi, une population souvent éprouvée par les rigueurs hivernales, mettait sur pied une fête des neiges pour réchauffer les coeurs. Interrompu par les deux guerres et la grande crise économique de 1929, le Carnaval resurgit sporadiquement jusqu’à la deuxième moitié du siècle.
En 1954, dans une perspective de développement économique de la Vieille Capitale, un groupe de gens d’affaires relance la fête et choisi Bonhomme comme représentant de l’événement. La première édition du Carnaval d’hiver de Québec a lieu en 1955. Le Carnaval devient alors une manifestation incontournable pour la population de Québec et le moteur de l’activité touristique hivernale de la ville. D’un hiver à l’autre, la programmation du Carnaval s’est enrichie avec des sports d’hiver et des activités puisées dans le mode de vie folklorique québécois.
Aujourd’hui, le Carnaval de Québec est le plus grand carnaval d’hiver au monde et obtient la troisième place au palmarès des grands carnavals, après les carnavals de Rio et de la Nouvelle-Orléans.
Le Carnaval à travers les années
Le char allégorique de la fabrique de cidre et de boissons gazeuses Timmons, Côte d’Abraham, est prêt pour le défilé.
Le Club Automobile de Québec est fier, avec raison, de cette sculpture de glace devant ses bureaux au coin des rues Buade et des Jardins.
Un meneur de chiens exerce son attelage à la course près du Château Frontenac.
Les fondateurs du Carnaval portant fièrement la ceinture fléchée. En partant de la droite : Wilbrod Bherer , Louis-Philippe Plamondon et Louis Paré.
Première édition du Carnaval de Québec contemporain avec la création de l’Effigie. Bonhomme Carnaval fait son apparition, entouré des Duchesses. Celle qui vendra le plus de billets sera proclamée reine du Carnaval. Jusqu’en 1972, on érigera le Palais de glace Place à D’Youville.
La région de Québec est divisée en sept Duchés. Chaque Duché est dirigé par une Duchesse. Le Duché qui aura vendu le plus de billets permettra à sa Duchesse de devenir reine du Carnaval.
La course en canot se déroule dans les pires conditions de l’histoire de cette classique. Seulement 4 des 21 équipes reviennent à bon port.
Pour remplacer les billets de tirage, création d’un nouveau concept de financement : la Bougie du Carnaval. Pour la première fois, l’élection de la reine se fait par tirage au sort de capsules.La course de tacots fait maintenant partie de la programmation.
La rue du Carnaval est lancée!
Premières compétitions de saut de barils. Jusqu’en 1997 se tiennent des courses de motos sur glace.
Le Palais a des allures futuristes. Son concepteur, l’architecte André Robitaille, s’est inspiré, dit-on, d’une photographie d’iceberg prise en 1908 par le capitaine Joseph-Elzéar Bernier au cours d’une de ses expéditions dans le Grand Nord. Les ateliers du Carnaval, situés sur la rue Joly, ont été construits et existent toujours aujourd’hui.
Le saut de barils pratiqué au Carnaval jusqu’à la fin des années 80 est un sport aujourd’hui disparu. De plus, pour la première fois en 1963, le couronnement de la reine du Carnaval a lieu à l’extérieur, soit sur la piste de course du terrain de l’Exposition. Jamais le Carnaval n’avait attiré autant de monde à Québec.
L’appellation de Bonhomme Carnaval et l’image du personnage deviennent des marques de commerce déposées. Ouverture des Voûtes Chez Ti-Père, rue Sainte-Thérèse.
Création de place Carnaval, lieu d’activités carnavalesques au parc Victoria, en Basse-Ville. Un Grand Prix automobile a lieu jusqu’en 1978, puis de 1984 à 1994. Jusqu’en 1995, on tient un tournoi d’échecs à 18 reprises. Création de l’Ordre de Bonhomme.
Participation d’une première équipe féminine à la course en canot et création de l’Ordre des Duchesses.
À la suite des consultations populaires, le couronnement de la reine est de nouveau présenté au jeu de lumière.
On qualifie cette édition de « Carnaval des innovations »: création de jeux interduchés, retour d’anciennes activités comme le bal de la Régence, le défilé des chars allégoriques fabriqués par des enfants et le feu de joie sur les plaines d’Abraham.
Visite de Bonhomme à l’Institut Saint-Joseph, à Lévis.
On prend l’habitude de clôturer l’événement avec un feu d’artifice. Bonhomme Carnaval devient un ambassadeur et commence à voyager pour promouvoir le Carnaval de Québec.
Cette année-là, le Carnaval est éprouvé par de nombreuses tempêtes de neige. En direct du Grand Théâtre, qui ouvre ses portes, on télédiffuse pour la première fois l’élection et le couronnement de la reine. Sur cette photo on peut voir le Palais de glace.
Désormais, on ne tiendra plus compte du calendrier grégorien pour fixer les dates du Carnaval de Québc. Celui-ci se terminera, par exemple, un dimanche soir et non plus le soir du Mardi gras.
On déménage le Palais de glace à l’esplanade, devant l’Hôtel du Parlement (autrefois à Place D’Youville). C’est aussi le début de l’International de sculpture sur neige autrefois appelé le Concours international de sculpture sur neige.
Bobino (Guy Sanche) et Bobinette s’amènent à Québec pour donner quatre spectacles au Manège militaire. Deux semaine avant la 20e edition du Carnaval, le toit des Ateliers s’effondre sous le poids de la neige et de la glace. À la faveur d’un courant de sympathie populaire pour remédier aux nombreuses pertes, près de 346 000 Bougies sont vendues. Un record!
Bonhomme inspire la joie au Colisée lors d’une mise au jeu avec Les Nordiques! Création de l’activité «La Relâche» incitant les employeurs à donner congé à leurs employés de midi à minuit les vendredis du Carnaval. On répétera l’événement jusqu’en 1986. Première participation des Inuits au Concours international de sculpture sur neige.
Championnat de patinage de vitesse (activité qui aura lieu jusqu’en 1992).
Concours de sculpture pour les enfants (activité qui aura lieu jusqu’en 1991).
Bonhomme se rend jusqu’à Poste-de-la-Baleine (devenu en 1980 Kuujjuarapik), sur les rives de la baie d’Hudson, faire une visite aux Inuits qui ont gagné le Concours international de sculpture sur neige.
C’est la 25e édition du Carnaval! Faute de fournisseur de glace dans la région, on construit le Palais en neige (jusqu’en 1992).
Création de deux nouvelles places : La Place des Enfants (1er terrain de jeux d’hiver dédié aux enfants) et la Place du Manège (lieu de rencontres carnavalesques où l’on organise des soirées à caractère social et populaire).
On organise un concours de coiffures et de maquillages excentriques (jusqu’en 1991). Sur cette photo : le Palais de glace de 1981.
Bonhomme se rend jusqu’à Acapulco, au Mexique, pour représenter le Carnaval et la ville de Québec, à l’occasion d’un congrès de l’industrie touristique.
On remplace la bougie de cire par une « bougie-gratouille », s’apparentant à un billet de loterie (jusq’en 1994). C’est aussi le premier Défilé de nuit à partir de Charlesbourg.
On souligne le 30e anniversaire du Carnaval.
Première édition du déjeuner des chefs d’entreprise.
Pour la première fois, en raison d’abondantes chutes de neige, on doit reporter le tirage de la Bougie du Carnaval. Désormais, des équipes féminines participent à la course en canot.
On inscrit le bain de neige à la programmation.
Le Carnaval reçoit la visite de quelques célébrités d’Hollywood : la couverture médiatique internationale s’accroît.
Pour la première fois, une femme est à la tête de la présidence du Carnaval.
Place des Enfants déménage sur les plaines d’Abraham et prend le nom de Place de la Famille.
Toute activité carnavalesque cesse sur la rue Sainte-Thérèse.
L’International de sculpture sur neige déménage sur les plaines d’Abraham.
On revient à la construction d’un Palais fait de glace plutôt que de neige.
Le Carnaval célèbre son 40e anniversaire.
Retour à la bougie de cire.
Les dirigeants du Carnaval font le choix d’une fête hivernale, populaire, à caractère familial d’abord. On regroupe l’ensemble des activités sur deux sites majeurs : l’esplanade de l’Hôtel du Parlement et les plaines d’Abraham.
Le virage familial est amorcé. Disparition des Duchés, des Duchesses et de la Reine. On remplace les Duchés par les bonhomries.
Les knuks, petits êtres moqueurs venus du Nord, font leur apparition. Taquins et espiègles, ils possèdent des talents de magiciens, de danseurs et de joueurs de tours.
Création du service des ressources humaines pour améliorer, notamment, le recrutement et la formation des bénévoles.
Ouverture d’un troisième site permanent à Place D’Youville. Le Carnaval décide de faire lui-même la gestion de ses produits dérivés. L’expertise des Ateliers du Carnaval permet de réaliser des contrats externes.
Le Carnaval veut devenir la référence touristique festive hivernale en Amérique du Nord.
On axe davantage la programmation sur des activités interactives. Création de la Confrérie des bretelles de la bougie.
Bien que l’hiver ait battu des records de froid depuis les dix dernières années, l’édition 2003 remporte un grand succès.
Le Carnaval fête son 50e anniversaire.
Une thématique est intégrée à la programmation. Le thème du feu conquis le public. Le site des plaines d’Abraham est entièrement réaménagé.
La Place du Palais est à son tour réaménagée et devient encore plus conviviale.
Par souci de développement durable, création d’un comité vert au sein de l’organisme. La tyrolienne WestJet s’ajoute aux activités offertes à Place Desjardins et attire les curieux.
Le Carnaval est le tout premier événement à célébrer le 400e anniversaire de la Ville de Québec. Un nouveau Défilé est créé spécialement pour l’occasion.
Le Palais de Bonhomme à Place Loto-Québec propose une nouvelle expérience animée à l’intérieur de ses murs. Pour l’occasion, le public revit l’époque de la rue Ste-Thérèse.
Le nightlife du Carnaval est bonifié par l’immense Scène extérieure Hydro-Québec, située sur les plaines d’Abraham. Un 3e défilé est né, présenté de jour, en Basse-Ville de Québec.
Une grande roue extérieure est installée à Place Desjardins, sur les plaines d’Abraham. Les carnavaleux ont pu en profiter pleinement!
Le Palais de Bonhomme déménage à Place Desjardins, sur les plaines d’Abraham. Un immense dôme, en forme d’igloo, permet à la population de danser dans une ambiance des plus festives!
Le projet LUMOCITÉ – Événement urbain illuminesque, de la projection de mapping, est présenté pour la toute première fois à 4 endroits du centre-ville. Une immense structure de Bonhomme est aussi installée en face du Parlement et un Festibière hivernal s’ajoute à la programmation du Carnaval.
Le Carnaval fête son 60e anniversaire. Les Duchesses sont de retour, après 18 ans d’absence. Les Duchés sont divisés par arrondissements de la ville de Québec. Le Palais de glace est de retour devant le Parlement. Pour une première fois, le public peut visiter les appartements de Bonhomme. Ajout de huit rues carnavalesques au circuit festif.
Le Monde de Bonhomme prend place sur les plaines d’Abraham. L’événement Bulles, Whisky et Cie a lieu pour la toute première fois et connaît un franc succès. Le Défilé est renouvelé sous la thématique de la nordicité.